Communiquer la sécurité des transports dans un contexte mondial

ISSN 2369-8748

3 Janvier 2013
Signé par : Jacqueline Roy

Le BST dans le monde

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) est reconnu à l'échelle internationale pour son dévouement envers l'excellence, ses enquêtes approfondies et son engagement vis-à-vis de la promotion de la sécurité des transports. Notre mandat consiste à fournir de l'aide aux autres pays sur demande et, potentiellement, à participer à une enquête si une entreprise ou un produit qui est propriété du Canada, basé au Canada ou exploité au Canada est impliqué dans un accident de transport à l'étranger. De plus, nous informons la population lorsqu'il y a quelque chose à déclarer.

Le BST entretient de solides relations de travail avec de nombreux organismes étrangers des quatre coins du monde, dont le National Transportation Safety Board (NTSB) des États-Unis, l'Australian Transportation Safety Board (ATSB) d'Australie, le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de l'aviation civile (l'autorité française responsable des enquêtes sur la sécurité concernant des accidents d'aviation (BEA)) et la New Zealand Transport Accident and Investigation Commission de Nouvelle-Zélande, entre autres.

Ici, à la Direction des communications du BST, nous n'avons pas la chance de collaborer d'une façon aussi large que nos enquêteurs, donc lorsqu'une occasion intéressante se présente, j'en tire parti!

États-Unis - NTSB

L'automne dernier, je suis allée à Washington D.C. pour discuter avec Kelly Nantel, mon homologue au NTSB. Lors de notre réunion bilatérale, nous avons eu l'occasion de discuter des pratiques d'excellence en matière de communication et de comparer nos notes au sujet des défis et risques associés à la communication des enquêtes sur les accidents de transport. Le NTSB fait preuve de créativité et nous avons sans aucun doute tiré des exemples de leur excellent site Web.

Son approche est quelque peu différente puisqu'il utilise ses membres pour parler lors des déploiements (qu'il appelle « lancements »), tandis que nous, nous comptons sur nos enquêteurs et gestionnaires. Toutefois, son objectif est identique au nôtre : veiller à ce que les citoyens, médias et intervenants reçoivent rapidement l'information. Il procure les faits sur les accidents immédiatement et une fois qu'il a pris le temps nécessaire pour réaliser une enquête approfondie, il diffuse les conclusions sur les causes de l'accident. Le BST procède de la même manière.

En même temps, j'ai assisté à un cours fantastique sur la communication d'un accident d'aviation. Le cours, donné au centre de formation en Virginie, rassemblait 80 participants de 12 pays. La séance permettait de donner des conseils aux employés qui, en cas de catastrophe aérienne, doivent fournir de l'information exacte de manière constante aux médias, au public et autres autorités locales, fédérales ou aéroportuaires. En plus de l'excellente orientation fournie par Peter Knudson du NTSB, il y avait plusieurs études de cas et un panel de journalistes qui ont rendu ces deux journées des plus intéressantes et instructives. Il s'agissait également d'une excellente occasion d'apprendre ce qui se passe dans d'autres pays en ce qui concerne la communication pendant une crise.

France - BEA

Martine del Bono, responsable de la communication avec le BEA, a récemment visité le BST pour apprendre comment nous communiquons nos accidents et incidents, et la façon à laquelle nous diffusons nos rapports d'enquête au Canada. Elle a partagé son expérience de communication lors de la tragédie d'Air France 447. L'occasion d'échanger les pratiques d'excellence avec mon homologue d'un organisme étranger est très précieuse, surtout lors d'une discussion sur les leçons tirées d'un accident comme celui d'Air France 447. Au chapitre de la communication, le BEA a beaucoup appris d'une enquête aussi médiatisée et complexe qui a attiré l'attention des médias et du public du monde entier.

De plus, ces échanges ont non seulement permis de valider nos choix en matière de communication, mais ils nous ont également aidé à considérer un angle différent, soit la façon à laquelle les journalistes d'autres pays couvrent les nouvelles d'accidents de transport et comment certains problèmes collent plus que d'autres.

Mise en œuvre des pratiques d'excellence au BST

Au cours de l'année qui vient de s'écouler, nous avons fait de grands progrès au BST afin de démontrer plus de proactivité avec nos communications. Nous avons retapé notre site Web, lancé un nouveau blogue et fait notre entrée dans l'univers des médias sociaux − nous sommes très actifs sur Twitter, Flickr et YouTube. Nous faisons également une promotion enthousiaste de la sécurité des transports par le biais de vidéos novatrices en lien avec la liste de surveillance.

Lorsqu'un accident survient, nous diffusons un avis de déploiement immédiatement si nous nous rendons sur les lieux, nous gazouillons des photos dès que possible et nous créons des pages Web lorsque nous lançons des enquêtes. Une fois l'enquête terminée, nous diffusons publiquement les conclusions dans nos rapports. Notre mission est de déterminer les causes de l'accident, de déterminer s'il existe des problèmes systémiques et de faire des recommandations visant à assurer que ces types d'accidents ne se reproduisent pas. Tout comme les autres pays avec lesquels nous sommes associés, nous fournissons avec efficacité à nos citoyens l'information qu'ils doivent savoir − qu'ils méritent de savoir.


Image de Jacqueline Roy

Jacqueline Roy, une fonctionnaire fédérale depuis 20 ans, est entrée au BST en septembre 2011 à titre de Directrice des communications. Elle est passionnée de voyages, de chant et des Lions de la C.-B.

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