12 questions pour faire connaissance avec la nouvelle présidente du BST

ISSN 2369-8748

25 Septembre 2014
Signé par : Geneviève Corbin

Depuis le 21 août 2014, Mme Kathy Fox est la nouvelle présidente du Bureau de la sécurité des transports (BST). Sa biographie est assez impressionnante. Avant de se joindre au BST, en 2007, Mme Fox a exploré de nombreuses facettes du secteur du transport aérien. En effet, elle a entre autres été contrôleure de la circulation aérienne et vice-présidente, Exploitation de NAV CANADA, tout en étant titulaire d’une licence de pilote de ligne et d’une qualification d’instructeur de vol, en plus d’être une fervente du parachutisme. Pour nous permettre de mieux la connaître, la nouvelle dirigeante du BST a gentiment accepté de nous parler de certains éléments de son parcours professionnel et de sa vie à l’extérieur du bureau.


Q1 : Vous avez commencé votre carrière comme contrôleure de la circulation aérienne. Pourquoi aviez-vous choisi cette profession?

K. Fox : C’est une longue histoire. J’ai toujours voulu être pilote. Déjà à 3 ou 4 ans, je grimpais dans les arbres et j’imaginais piloter un avion. À 16 ans, j’ai dû faire un choix entre aller à l’université et apprendre à voler, parce que je n’avais pas les moyens de faire les deux, et j’ai choisi de poursuivre mes études. Quand j’ai obtenu mon diplôme, l’envie de devenir pilote était toujours présente, mais à l’époque, ce n’était pas un métier ouvert aux femmes. Et quand un de mes amis de l’université a répondu à une offre d’emploi pour un poste de contrôleur de la circulation aérienne à Transports Canada, je me suis dit : « Si je ne peux pas piloter un avion, je pourrais au moins diriger les pilotes! » C’est comme ça que je suis devenue contrôleure de la circulation aérienne; parce que je voulais faire partie du monde du pilotage.

Q2 : Qui est votre plus grande source d’inspiration?

K. Fox : C’est difficile à dire, parce que beaucoup de personnes dans ma vie m’ont inspirée d’une façon ou d’une autre. Mais je peux affirmer que des Canadiennes comme Rosella Bjornson, Deanna Brasseur et d’autres pionnières de l’aviation ont certainement figuré parmi mes idoles.

Q3 : Vous êtes quand même devenue pilote. Qu’aimez-vous le plus dans le pilotage?

K. Fox : J’aime l’altitude. J’aime être tout en haut. Vu d’un avion, le panorama est spectaculaire. C’est très différent de ce qu’on voit depuis le toit d’un édifice. J’aime particulièrement voler en fin de journée, quand le soleil descend, que l’air est calme et qu’on voit les oiseaux voler au même niveau que soi.

Q4 : Êtes-vous une bonne cuisinière?

K. Fox : Non. Je peux cuisiner pour moi-même, mais je ne peux absolument pas dire que je cuisine bien. Je vois la cuisine comme une science : j’ai besoin de suivre une recette.

Q5 : Êtes-vous une lève-tôt ou un oiseau de nuit?

K. Fox : Un peu des deux! Je dirais que je suis davantage un oiseau de nuit, mais avec l’âge, j’ai tendance à me réveiller plus tôt, donc je dois me discipliner pour ne pas me coucher trop tard. J’aime lire le soir, et c’est habituellement ça qui me garde réveillée jusqu’à tard dans la nuit.

Q6 : Avez-vous des animaux de compagnie?

K. Fox : Oui, j’ai deux chats, Lucky et Rosa. Ils sont assez affectueux, mais aussi très indépendants, ce qui est une bonne chose parce que mes journées de travail sont longues.

Kathy Fox félicite les employés lors
d'un cérémonie de reconnaissance
suivant la remise du Prix
d'excellence de la fonction publique
Image de Kathy Fox félicite les employés lors d'un cérémonie de reconnaissance suivant la remise du Prix d'excellence de la fonction publique

Q7 : Quel est le voyage le plus extraordinaire que vous ayez fait jusqu’à présent?

K. Fox : C’est difficile à dire, parce que j’ai beaucoup voyagé. Je suis allée sur tous les continents, mais je dirais que les voyages que j’ai le plus aimés sont ceux que j’ai faits dans le Nord, dans l’Arctique canadien. Tout y est tellement spectaculaire! Trop peu de gens ont la chance de voir ça.

Q8 : Y a-t-il un endroit dans le monde où vous n’êtes pas encore allée et que vous aimeriez vraiment visiter?

K. Fox : Je ne suis jamais allée en Asie du Sud-Est, et je voudrais vraiment y aller un jour.

Q9 : En plus de piloter, vous avez aussi déjà sauté à plusieurs reprises d’un avion en parachute. À quand remonte votre dernier saut?

K. Fox : La dernière fois que j’ai sauté, c’était en Chine, en 1980. En fait, j’avais arrêté de sauter en 1978, mais comme j’étais en Chine et que je dirigeais l’équipe nationale canadienne de parachutisme dans le cadre d’une compétition internationale, je me suis dit que je pouvais bien sauter une fois de plus.

Q10 : Où avez-vous appris à parler français?

K. Fox : J’ai fait mes études secondaires à Montréal, j’y ai donc appris le français. J’avais un peu de difficultés à m’exprimer jusqu’à ce que je déménage à Sept-Îles pour travailler comme contrôleure de la circulation aérienne. Plus tard, on m’a confié la direction du programme de formation en contrôle de la circulation aérienne au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu. J’ai trouvé plutôt étrange qu’on nomme une anglophone (qui parlait français, mais anglophone quand même) à la tête d’un programme de formation en français. J’ai donc décidé d’avoir deux plaques à la porte de mon bureau, l’une où on pouvait lire « Kathleen Fox », et l’autre, « Catherine Renard ». C’est en vivant dans des régions du Québec où le quotidien et le travail se déroulent en français que j’ai vraiment appris à le parler.

Q11 : En 2004, vous avez été intronisée au Panthéon de l’air et de l’espace du Québec. Qu’est-ce que cela représente pour vous?

K. Fox : Le Québec a créé un panthéon pour souligner la contribution des pionniers de l’aviation et de l’espace. J’ai été très honorée, et en même temps remplie d’humilité lorsque j’ai été admise à ce panthéon en reconnaissance de ma contribution au domaine de l’aviation au Canada, même si je pensais être trop jeune pour faire partie d’un musée. Mon parcours dans le secteur de l’aviation était riche et bien connu, puisque j’avais été active dans le domaine du contrôle de la circulation aérienne, du pilotage et du parachutisme. J’avais déjà été présidente de l’Association canadienne de parachutisme sportif, la première femme à ce poste, et aussi la plus jeune et celle y étant restée le plus longtemps. J’étais très honorée qu’on ait estimé que ça valait une intronisation au panthéon.

Q12 : De quoi avez-vous peur?

K. Fox : J’ai toujours eu peur d’être piégée dans l’eau. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai suivi une formation sur l’évacuation subaquatique et que j’ai défendu la cause de la sécurité des hydravions. C’est normal d’avoir peur de certaines choses, mais c’est important d’affronter nos peurs et de ne pas les laisser nous empêcher de faire ce qu’on veut dans la vie.


Grâce à sa remarquable expérience professionnelle et personnelle ainsi qu’à sa grande sagesse et à ses connaissances approfondies, il ne fait aucun doute que Mme Fox fera franchir au BST sa 25e année d’existence et de nombreuses autres avec autant de détermination que de dévouement.


Image de Geneviève Corbin

Geneviève Corbin est conseillère en communications stratégiques au BST. Elle a travaillé dans différents domaines liés aux communications au sein de la fonction publique, et s’est engagé dans une relation sérieuse et à long terme avec son téléphone intelligent. Elle adore la course à pieds, en plus d’être mariée et d’assumer fièrement son rôle de maman.

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