Communiqués

BST no A08/98

COLLISION AVEC LE SOL CESSNA 180K C-GIGK RIVIÈRE AUX MÉLÈZES (QUÉBEC)

10 AOÛT 1997

RAPPORT NUMÉRO A97Q0168

(Pour diffusion le 3 août 1998)

Hull (Québec) - Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) vient de terminer son rapport d'enquête sur l'accident impliquant un appareil Cessna 180K qui s'est écrasé le 10 août 1997 sur le versant sud de la vallée qui longe la rivière aux Mélèzes, dans le nord du Québec. Au cours de cet accident, le pilote, Jean-Claude Lauzon, et la passagère, Marie-Soleil Tougas, ont subi des blessures mortelles. L'appareil a été détruit par l'incendie qui a éclaté quelques secondes après l'impact.

L'accident a eu lieu de jour vers 13 h 30, à 100 milles marins au sud-ouest de Kuujjuaq (Québec), dans une région partiellement boisée située à un demi-mille environ au sud de la rivière aux Mélèzes. Au moment de l'accident, les conditions météorologiques étaient propices au vol même si le vent était modéré. Ayant exprimé des doutes sur la qualité de l'aire d'amerrissage, le pilote a effectué une remise des gaz dans la vallée, puis a viré à gauche en parcours vent de travers pour effectuer un circuit de reconnaissance à environ 450 pieds au-dessus de la rivière et à 450 pieds en contrebas du sommet de la vallée. L'aéronef, qui était presque en palier, s'est rapproché rapidement du relief ascendant. L'appareil a fauché des arbres sur une distance de 50 pieds avant de percuter le sol.

Le BST a établi que le pilote possédait la licence, la formation et les qualifications nécessaires au vol et en vertu de la réglementation en vigueur. D'après les résultats de l'autopsie et de l'analyse toxicologique, rien n'indique qu'une incapacité ait influé sur le comportement du pilote. La masse et le centrage de l'avion étaient dans les limites prescrites. Aucun signe de défaillance de la cellule ou des commandes de vol ni d'un mauvais fonctionnement du moteur n'a été décelé. Les dommages attribuables à l'impact et l'assiette de piqué de l'épave correspondent à une perte de maîtrise à la suite d'un décrochage à basse altitude.

Le BST n'a pu déterminer la cause de l'accident. Une distraction inexpliquée ou les effets d'une illusion d'optique, ou les deux, ont pu contribuer à détourner l'attention du pilote au détriment de l'exécution du circuit. Les conditions qui prévalaient étaient favorables aux illusions d'optique associées au vol à basse altitude au-dessus d'un terrain ascendant.

Pour sensibiliser davantage les pilotes aux risques inhérents à ces conditions et aux risques inhérents au vol en régions montagneuses, Transports Canada s'est engagé à publier un article dans le bulletin Sécurité aérienne - Nouvelles.

Le Bureau de la sécurité des transports est un organisme indépendant régi par une loi du Parlement. Sa mission est de promouvoir la sécurité des transports. Le Bureau n'est pas habilité à attribuer ni à déterminer les responsabilitéés civiles ou pénales.

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