Communiqué

Le BST réclame des changements fondamentaux par suite de l'accident de VIA survenu en 2012 près de Burlington, en Ontario

Burlington (Ontario) le 11 juin 2013 – Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) réclame des changements fondamentaux visant à améliorer le réseau ferroviaire du pays, à commencer par une méthode automatique à sécurité intrinsèque afin de ralentir ou d’arrêter les trains lorsqu’un signal n’est pas suivi. Il s’agit de l’une des trois recommandations qui ressort du rapport d’enquête (R12T0038) du BST publié aujourd’hui au sujet du déraillement mortel de VIA survenu en 2012 près de Burlington (Ontario).

Le 26 février 2012, trois mécaniciens de locomotive ont perdu la vie et des dizaines de voyageurs ont été blessés lorsque le train VIA 92 a déraillé sur une liaison entre Niagara Falls et Toronto. Il n’a fallu que quelques jours aux enquêteurs pour découvrir que le train allait à plus de quatre fois la vitesse permise et que l’équipe de la locomotive n’avait pas réagi adéquatement aux signaux demandant de ralentir à 15 mi/h.

La fréquence de signaux mal perçus, soit environ une fois par mois au Canada, motive la recommandation du Bureau. « Chaque jour, des centaines de trains de voyageurs et de marchandises rencontrent des milliers de signaux partout au Canada, a expliqué Wendy Tadros, présidente du BST. Les signaux non suivis présentent un réel danger, que nous devons atténuer. C’est pourquoi nous réclamons une méthode automatique à sécurité intrinsèque afin d’arrêter les trains. »

L’enquête du BST a permis de conclure que les signaux avaient été mal perçus par l’équipe et que plusieurs facteurs pouvaient avoir contribué à cette mauvaise perception, notamment la présence imprévue d’une équipe de travaux sur les voies. Le rapport ajoute que l’accident s’est produit à un point du trajet où, 99 % du temps, l’équipe continue tout droit à la vitesse en voie, et qu’une telle attente peut avoir grandement influencé sa manière d’agir.

Le Bureau formule deux autres recommandations, dont l’installation de caméras vidéo dans la cabine de toutes les locomotives de tête circulant en voie principale. Pour prévenir les accidents de ce genre, le BST doit mieux comprendre pourquoi l’accident est survenu. Les enregistrements constituent la clé pour pouvoir comprendre. Enfin, le Bureau recommande d’améliorer les chances de survie des équipes en appliquant les normes de résistance à l’impact des nouvelles locomotives aux locomotives de voyageurs et de marchandises remises à neuf.

« Nous pensons que les Canadiens méritent des chemins de fer plus sûrs, a ajouté Mme Tadros. C’est pourquoi le BST recommande des changements fondamentaux. Nous voulons des chemins de fers où les trains ralentiront et s’arrêteront automatiquement lorsqu’ils doivent le faire, où ce qui se produit dans la cabine de la locomotive est enregistré et où les membres des équipes ont de meilleures chances de survivre à un accident. »


Le BST est un organisme indépendant qui mène des enquêtes sur des événements maritimes, de pipeline, ferroviaires et aéronautiques. Son seul but est de promouvoir la sécurité des transports. Le Bureau n'est pas habilité à attribuer ni à déterminer les responsabilités civiles ou pénales.

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