Rapport d'enquête aéronautique A98H0003

Sièges du poste de pilotage

  1. Description des sièges
  2. Siège du commandant de bord
    1. Examen du siège du commandant de bord
      1. Base du siège
      2. Colonne et support du siège
      3. Baquet du siège
      4. Dossier du siège
    2. Conclusion relative au siège du commandant de bord
    3. Examen des ceintures de sécurité du commandant de bord
    4. Conclusion relative aux ceintures de sécurité du commandant de bord
  3. Siège du copilote
    1. Examen du siège du copilote
      1. Base du siège
      2. Colonne et support du siège
      3. Baquet du siège
      4. Dossier du siège
    2. Conclusion relative au siège du copilote
    3. Examen des ceintures de sécurité du copilote
    4. Conclusion relative aux ceintures de sécurité du copilote
  4. Siège de l'observateur de droite
    1. Examen du siège de l'observateur de droite
      1. Baquet du siège
      2. Dossier du siège
    2. Conclusion relative au siège de l'observateur de droite
    3. Examen des ceintures de sécurité de l'observateur de droite
    4. Conclusion relative aux ceintures de sécurité de l'observateur de droite

Description des sièges

Le siège du commandant de bord et celui du copilote sont construits au moyen de pièces symétriques, y compris les mécanismes suivants :

  • Les commandes du siège qui se trouvent du côté droit du baquet du siège du commandant de bord sont situées du côté gauche du baquet du siège du copilote.
  • Le rail en forme de L dans le baquet du siège, qui assure un déplacement horizontal, permet au commandant de bord de déplacer son siège vers l'arrière, puis vers l'extérieur, et ainsi de se lever plus facilement. Le siège du copilote comprend un mécanisme semblable de l'autre côté.
  • La crémaillère verticale des colonnes de siège et les pignons correspondants de ces derniers, situés dans la base du siège, se trouvent sur des côtés opposés sur les sièges du commandant de bord et du copilote.
  • Les boucles des ceintures de sécurité sont fixées aux sangles extérieures, sur des côtés opposés sur les sièges du commandant de bord et du copilote.

Les trois sièges du poste de pilotage ont le même modèle d'appui-bras. Les appuis-bras de gauche et de droite se distinguent par le numéro de pièce qui leur est propre.

(Voir l'illustration « Modèle de siège du commandant de bord et du copilote ».)

Le siège de l'observateur de droite est conçu pour se déplacer longitudinalement et transversalement, ainsi que pour pivoter pour faire face à l'avant, à l'extérieur ou demeurer dans n'importe laquelle des quatre positions intermédiaires. Pour le réglage de la position horizontale, le siège de l’observateur de droite est manœuvré manuellement, tandis que les sièges du commandant de bord et du copilote peuvent être manœuvrés manuellement ou électriquement. Pour le réglage de la position verticale, les trois sièges peuvent être manœuvrés manuellement ou électriquement. L'aspect du mécanisme de réglage de la position horizontale du baquet du siège de l'observateur de droite est assez différent de celui des autres sièges. Le baquet du siège de l'observateur de droite est fixé à des tubes de métal qui glissent sur le support pour permettre un déplacement horizontal. Des roulements à l'intérieur du support permettent aux tubes de glisser en douceur. Le siège est conçu pour ne pivoter que s'il est complètement reculé et en position gauche.

(Voir l'illustration « Modèle de siège de l'observateur de droite ».)

Siège du commandant de bord

Examen du siège du commandant de bord

L'examen du siège du commandant de bord ne comprenait pas l'examen des coussins ni du tissu de recouvrement par ce qu'ils n'ont pas été retrouvés.

Base du siège

La base du siège du commandant de bord a été identifiée par l'emplacement du pignon du mécanisme de réglage vertical du siège, qui se trouve du côté gauche dans la base, et du côté droit dans la base du siège du copilote.

(Voir la photo « Base du siège du commandant de bord ».)

Colonne et support du siège

C'est par déduction qu'ont été identifiés la colonne et le support du siège du commandant de bord, puisque la colonne et le support du siège du copilote avaient déjà été identifiés. Les étriers fixant le baquet du siège au support étaient déformés dans une direction correspondant à une force agissant de la droite vers la gauche sur le siège.

(Voir la photo « Support du siège du commandant de bord - vue d'extrémité ».)

Lorsque le dommage du tube avant est aligné avec le support, sa position laisse croire que le siège se trouvait près de l'extrémité gauche de sa course normale. La position du tube arrière laisse croire que le siège se trouvait près de l'extrémité droite de sa course normale. Par contre, des rainures ont été observées sur l'extrémité droite du tube arrière. Lorsque ces rainures étaient alignées avec le support, leur position laissait croire que le siège se trouvait près de l'extrémité gauche de sa course normale. Un roulement avait aussi été expulsé du côté droit du support.

(Voir la photo « Support du siège du commandant de bord - vue du dessus ».)

Baquet du siège

Le baquet du siège a été récupéré en plusieurs morceaux. Il était identifié par son numéro de pièce (2A134-0299) sur le rail en forme de L, lequel n'existe que sur le siège du commandant de bord. Le baquet du siège a aussi été identifié par sa forme caractéristique, qui est la représentation symétrique du siège du copilote. Contrairement au siège du copilote, l'arrière du rail en forme de L du siège du commandant de bord ne présentait aucune rainure notable. L'avant du rail en forme de L, par contre, présentait des dommages bien plus importants que celui du siège du copilote; aucune dent d'engrenage n'a été récupérée, ni un côté du profilé. Le rail droit unique a été récupéré. Contrairement au siège du copilote, il n'y avait aucune marque verticale.

(Voir les photos « Support du siège du commandant de bord - extrémité avant du rail en L » et « Siège du commandant de bord - rail droit ».)

Dossier du siège

C'est par déduction qu'a été identifié le dossier du siège du commandant de bord, puisque les dossiers des deux autres sièges du poste de pilotage avaient déjà été identifiés. Les faciès de rupture ont été assemblés pour reconstituer le dossier du siège. Tous les composants du dossier du siège ont été récupérés, sauf la poulie inférieure droite de réglage lombaire. Si la poulie supérieure était brisée, une partie de celle-ci a été retrouvée toujours fixée à la structure avoisinante.

L'appui-bras du siège du commandant de bord portait le numéro de pièce 1A134 0042EB, indiquant qu'il s'agissait de l'appui-bras de droite. Cet appui-bras était toujours fixé à la structure métallique avoisinante. Comme la structure métallique appartenant aux deux autres sièges était toujours fixée à ces sièges, on a déterminé que l'appui-bras ne pouvait qu'appartenir au siège du commandant de bord.

Conclusion relative au siège du commandant de bord

Les dommages aux étriers de fixation du support correspondaient à une force qui s'était exercée de la droite vers la gauche sur le siège. La présence de rainures sur les tubes qui traversent le support laissent croire que le siège se trouvait près de l'extrémité gauche de sa course normale au moment de l'impact. De plus, le roulement expulsé du côté droit du support laisse croire que des forces d'impact s'étaient exercées de la gauche vers la droite sur le siège. Comme le siège ne pouvait se déplacer que de la gauche vers la droite s'il se trouvait à gauche à l'origine, on a déterminé que le siège se trouvait probablement près de l'extrémité gauche de sa course normale au moment de l'impact.

Le modèle de siège du commandant de bord est tel qu'un déplacement vers la gauche n'est possible que si le siège est en position permettant de le quitter. Cette position au moment de l'impact est confirmée par l'absence de rainures à l'intérieur de l'arrière du rail en forme de L et par les dommages plus importants subis à l'avant de ce rail par rapport au siège du copilote. Les dommages aux rails de siège et la position du support sur la colonne laissent croire aussi que le siège était dans la position permettant de le quitter au moment de l'impact.

L'absence de déformation des rails droits du baquet de siège du commandant de bord dénote que le siège avait subi une force vers le bas relativement moins grande que le siège du copilote. Bien que cette constatation puisse découler de l'absence de l'occupant, elle pourrait aussi être le résultat de l'orientation des forces de dislocation.

Aucune conclusion n'a pu être tirée quant à savoir si le siège était occupé ou non au moment de l'impact.

Examen des ceintures de sécurité du commandant de bord

La bretelle droite et l'enrouleur à inertie n'ont pas été récupérés. La bretelle gauche et l'enrouleur à inertie étaient toujours solidement fixés à la structure du siège. Rien n'indiquait que les sangles avaient été soumises à une traction excessive, et l'on n'a découvert aucun signe de déformation du raccord d'extrémité métallique.

(Voir la photo « Bretelle et enrouleur à inertie du commandant de bord ».)

C'est par déduction qu'ont été identifiées la sangle de g négatif et la ceinture de sécurité droite du commandant de bord, puisque celles des sièges du copilote et de l'observateur de droite avaient déjà été identifiées. La ceinture de sécurité gauche du commandant de bord n'a pas été récupérée. Les deux ceintures s'étaient séparées du siège; une partie de la structure du siège était toujours fixée à l'extrémité de chacune des ceintures. Les sangles des deux ceintures ne s'étaient pas séparées, mais elles étaient endommagées. Le raccord d'extrémité métallique de la sangle de g négatif n'était pas plié. Le raccord d'extrémité métallique de la ceinture de sécurité droite n'était pas plié non plus, mais légèrement tordu. C'est par déduction qu'a été identifiée la boucle de la ceinture de sécurité du commandant de bord, puisque celles des sièges du copilote et de l'observateur de droite avaient déjà été identifiées. La boucle était ouverte en deux parties, et aucune ceinture n'y était attachée. L'importante corrosion subie par la boucle a été attribuée à son séjour de plus d'un an dans la mer après l'accident.

(Voir la photo « Sangle de g négatif et ceinture de sécurité du commandant de bord ».)

Conclusion relative aux ceintures de sécurité du commandant de bord

L'absence de dommages à la bretelle et au raccord d'extrémité métallique se trouvant à l'extrémité de la sangle de g négatif, ainsi que la légère torsion seulement de la ceinture de sécurité droite, laissent croire que ces ceintures n'étaient pas bouclées au moment de l'impact.

Siège du copilote

Examen du siège du copilote

L'examen du siège du copilote ne comprenait pas l'examen des coussins ni du tissu de recouvrement.

Base du siège

C'est par déduction qu'a été identifiée la base du siège du copilote, puisque la base du siège du commandant de bord avait déjà été identifiée. La base du siège du copilote était plus gravement endommagée que celle du siège du commandant de bord.

Colonne et support du siège

La colonne et le support du siège du copilote ont été récupérés d'un bloc et ont été identifiés comme faisant partie du siège du copilote grâce au numéro de pièce de la colonne (1A134-0474, alors que la colonne du siège du commandant de bord portait le numéro 1A134-0473). Les étriers de fixation étaient déformés et brisés de la droite vers la gauche. La position du support laissait croire que le siège du copilote se trouvait près de la position la plus à gauche de sa course transversale. Il n'y avait pas de rainures sur les tubes. De plus, deux roulements avaient été expulsés du côté droit du support.

(Voir les photos « Colonne et support du siège du copilote » et « Support du siège du copilote presque en bout de course à gauche ».)

Baquet du siège

Le baquet du siège a été récupéré en plusieurs morceaux; seuls des fragments ont été récupérés. Ceux-ci ont été identifiés en fonction de leur orientation caractéristique, puisqu'ils sont symétriques par rapport aux mêmes composants du siège du commandant de bord.

Il y avait d'importantes rainures près de l'extrémité de la longue branche du rail en forme de L. Ces rainures sont à peu près alignées avec l'endroit où se trouverait le pignon du mécanisme de déplacement horizontal lorsque le siège est en position avancée. Il n'y avait aucune rainure semblable à l'avant du rail en forme de L, où se trouverait le pignon du mécanisme de déplacement horizontal si le siège se trouvait dans la position permettant de le quitter. Une section de crémaillère était manquante à la suite d'un bris, mais le profilé était intact.

(Voir la photo « Rail du siège du copilote (avec rainures) ».)

Des déformations verticales sur les crémaillères droites du baquet du siège sont alignées avec les traverses tubulaires du support. Lorsque le baquet du siège a été aligné avec ces déformations, les dommages du rail en forme de L étaient alignés avec le pignon du mécanisme de déplacement horizontal.

(Voir la photo « Baquet du siège du copilote - vue latérale ».)

Dossier du siège

Le dossier du siège du copilote a été récupéré en plusieurs morceaux. Les faciès de rupture ont été assemblés pour reconstituer le dossier du siège. Le dossier du siège du copilote a été identifié par le numéro de pièce 0A134-0027A ISS3 H27/172237. La première partie de ce numéro, soit 0A134-0027A, identifie la pièce comme étant un dossier de siège, commun aux sièges du commandant de bord et du copilote. La seconde partie de ce numéro, soit 172237, est le numéro de série du dossier, que le fabricant du siège (IPECO) identifie comme faisant partie du siège de la série 18169. Les dossiers de Swissair ont confirmé que le siège du copilote faisait partie de la série 18169. Les quatre poulies de réglage lombaire ont été récupérées intactes et fixées à leur structure avoisinante.

Conclusion relative au siège du copilote

La position du support sur la colonne laisse croire que le siège se trouvait presque en bout de course à gauche au moment de l'impact. Il n'y avait aucune rainure sur les tubes laissant croire que le siège aurait été repoussé de la droite vers la gauche par les forces d'impact. L'expulsion des deux roulements du côté droit du support correspond à des forces d'impact s'exerçant de la gauche vers la droite sur le siège. Comme le siège ne pouvait se déplacer que de la gauche vers la droite s'il se trouvait à gauche à l'origine, on a déterminé qu'il se trouvait selon toute probabilité complètement à gauche au moment de l'impact. Les dommages aux étriers de fixation du support correspondent à des forces s'exerçant de la droite vers la gauche sur le siège.

Les dommages causés à l'intérieur du rail en forme de L sur le baquet du siège correspondent à des dommages causés par le contact du pignon du mécanisme de déplacement horizontal au moment de l'impact. L'emplacement de ces dommages laisse croire que le siège se trouvait en position avancée au moment de l'impact. Le modèle du siège du copilote est tel qu'un déplacement complet sur la gauche n'est possible que si le siège est en position avancée.

La déformation verticale de chacun des rails droits du baquet du siège correspond à l'application d'une force vers le bas repoussant le rail sur les tubes horizontaux à l'arrière du support. On a déterminé que le siège du copilote avait été brisé par une force importante s'exerçant de la droite vers la gauche. On a aussi déterminé que le siège du copilote avait subi une force qui avait poussé le siège vers le bas.

Examen des ceintures de sécurité du copilote

La ceinture de sécurité gauche du copilote a été identifiée par son numéro de pièce (2A134-0968A) apposé sur la structure du siège à laquelle est fixée la ceinture.

(Voir la photo « Ceinture de sécurité gauche du copilote ».)

Le raccord d'ancrage était toujours solidement fixé à la structure du baquet du siège. Les dommages aux sangles se limitaient à une petite déchirure. Le raccord d'extrémité métallique qui s'emboîte dans la boucle était déformé.

La ceinture de sécurité droite a été identifiée par l'aspect caractéristique de la boucle par rapport à la ferrure de fixation au siège; la boucle est toujours fixée à la ceinture de sécurité extérieure et elle est symétrique par rapport à la ceinture du commandant de bord. Le raccord d'ancrage avait été arraché de la structure du baquet du siège. Les dommages aux sangles se limitaient à une petite déchirure. Le raccord d'extrémité métallique qui s'emboîte dans la boucle était déformé. L'extrémité du raccord d'extrémité métallique de la sangle de g négatif était brisée et emprisonnée dans la boucle.

(Voir la photo « Raccord de la sangle de g négatif du copilote ».)

Les deux bretelles et l'enrouleur à inertie étaient toujours fixés à la structure du siège. Contrairement à la bretelle du commandant de bord, les sangles des bretelles du copilote présentaient des déchirures partielles. L'emplacement de ces déchirures correspond approximativement à la position de l'épaule d'un occupant typique. La fusion des fibres extérieures aux extrémités déchirées des bretelles s'étendait sur une surface longue et mince et ne présentait pas le même aspect concentré et circulaire que la fusion goutte à goutte de la ceinture de sécurité de l'observateur de droite.

(Voir les photos « Bretelles gauche et droite du copilote (paire inférieure) » et « Sangles des bretelles du copilote ».)

Conclusion relative aux ceintures de sécurité du copilote

Les petites déchirures relevées sur les sangles des ceintures de sécurité gauche et droite correspondent à un contact avec du métal tordu.

Les déchirures partielles des sangles des bretelles gauche et droite correspondent à des dommages résultant d'une rupture en surcharge. La cause de la fusion des extrémités déchirées des bretelles n'a pu être déterminée. Ce dommage, par contre, correspond à une exposition à de la chaleur générée au cours d'un mouvement rapide. La déchirure de la sangle correspond à une exposition à un effort de traction élevé pendant une décélération pratiquement instantanée.

Les raccords métalliques déformés des ceintures de sécurité et le raccord métallique brisé de la sangle de g négatif laissent croire que le siège était occupé et que les cinq ceintures et bretelles étaient attachées au moment de l'impact.

Siège de l'observateur de droite

Examen du siège de l'observateur de droite

L'examen du siège de l'observateur de droite ne comprenait pas l'examen des coussins ni du tissu de recouvrement.

Baquet du siège

Le baquet du siège de l'observateur de droite était généralement intact lorsqu'il a été récupéré, et il a été identifié par son aspect caractéristique. La position du tube de droite par rapport au baquet du siège laissait croire que ce dernier se trouvait complètement reculé. Il n'y avait aucune rainure à la surface du tube latéral arrière droit. La position du tube de gauche par rapport au baquet du siège laissait croire que ce dernier se trouvait bien au-delà de l'extrémité arrière de sa course normale. La surface du tube de gauche présentait des rainures à des endroits où se trouvaient des roulements le long du tube lorsque le siège est complètement reculé.

(Voir la photo « Rainures du tube du siège de l'observateur de droite ».)

La position des tubes latéraux par rapport au baquet du siège laissait croire que ce dernier se trouvait près de l'extrémité gauche de sa course. Le roulement latéral arrière droit avait été expulsé du support. Il n'y avait pas de rainures sur le tube latéral avant droit. Il n'y avait aucune rainure sur le tube latéral arrière droit.

(Voir la photo « Siège de l'observateur de droite - roulement latéral arrière droit ».)

Il y avait une importante rainure dans le trou de blocage le plus à droite de la bague de blocage située sur le dessus de la colonne du siège, laquelle rainure ne pouvait avoir été faite que si la goupille de blocage se trouvait dans ce trou. La position de la rainure laisse croire que le siège faisait face vers l’avant au moment de l’impact.

(Voir la photo « Siège de l’observateur de droite - rainure sur la colonne du siège ».)

Le siège de l'observateur de droite a été repêché dans la position complètement reculée et complètement à gauche.

Dossier du siège

Le dossier du siège de l'observateur de droite a été récupéré en plusieurs morceaux. Les faciès de rupture ont été assemblés pour reconstituer le dossier. C'est par déduction qu'a été identifié ce dossier de siège, puisque les sièges du commandant de bord et du copilote ne sont pas munis des deux renforts métalliques intégrés au siège de l'observateur de droite. L'enrouleur à inertie, y compris la bretelle, n'a pas été récupéré. Les trois poulies de réglage lombaire étaient toujours fixées au bas du dossier. Seule la poulie de réglage lombaire était brisée sur le haut du dossier; seule une partie de sa ferrure de montage a été récupérée, toujours fixée à la structure du dossier du siège.

Conclusion relative au siège de l'observateur de droite

La position du baquet du siège le long des tubes coulissants longitudinaux indiquait que le siège était complètement reculé. Si le siège se trouvait dans une autre position à l'origine avant l'impact et qu'il avait été par conséquent repoussé complètement vers l'arrière, le passage forcé des tubes sur les roulements du support à partir de leur position d'origine jusqu'à leur position finale aurait produit d'importantes rainures. Les seules rainures présentes sur les tubes ont été relevées à des endroits où les tubes traversent le support lorsque le siège est complètement reculé. Les dommages laissent par conséquent croire que le siège était en position complètement reculée au moment de l'impact.

La position du baquet du siège le long des tubes coulissants laissait croire que ce dernier se trouvait presque complètement à gauche. Si le siège se trouvait dans une autre position à l'origine avant l'impact et qu'il avait par conséquent été forcé presque complètement vers la gauche, le passage forcé des tubes sur les roulements du support à partir de leur position d'origine jusqu'à leur position finale aurait produit d'importantes rainures. Aucune rainure de ce genre n'a été observée. L'expulsion du roulement laisse croire que le siège aurait subi une force de la gauche vers la droite. Le siège n'aurait pu subir cette force de la gauche vers la droite à moins qu'il se trouvait déjà à gauche. Le type de dommage relevé sur les deux tubes latéraux laisse croire que le siège se trouvait presque complètement à gauche au moment de l'impact.

On a déterminé que le siège de l’observateur de droite était complètement reculé et complètement à gauche, et qu’il faisait face vers l’avant au moment de l’impact. Dans cette position, le siège pouvait avoir pivoté à partir de n'importe laquelle des six positions possibles.

Examen des ceintures de sécurité de l'observateur de droite

Les deux ceintures de sécurité et la sangle de g négatif étaient toujours fixées au siège, mais elles n'étaient pas bouclées. Les trois ceintures étaient solidement fixées à la structure du baquet du siège en leurs points d'ancrage, et rien n'indiquait que ces points avaient subi des dommages résultant de contraintes excessives. Aucun raccord métallique des ceintures ne présentait de déformation plastique ou n'était plié. Les sangles des trois ceintures étaient fortement tachées, mais elles ne présentaient aucun signe indiquant qu'elles avaient été soumises à un effort de traction élevé. La sangle de la ceinture de sécurité droite présentait quelques perforations. La ceinture de sécurité gauche présentait quelques marques de fusion, d'un diamètre d'environ 0,75 po, concentrées distinctement en forme de cercle.

Conclusion relative aux ceintures de sécurité de l'observateur de droite

Les perforations de la sangle de la ceinture de sécurité droite correspondent au contact de cette dernière avec des arêtes métalliques vives. La cause des marques de fusion de la ceinture de sécurité gauche n'a pas été déterminée. L'absence de dommages causés par des contraintes en surcharge aux ceintures de sécurité laisse croire que ces ceintures n'étaient pas bouclées au moment de l'impact.

Il n'y avait pas suffisamment d'éléments permettant de déterminer si le siège était occupé ou non au moment de l'impact.